NOS ARCHIVES
 
ANNEE 2018
 
20 AprilNouvelle loi sur l'asile et l'immigration : quels changements annoncés ?
20 AprilRassemblement à la Préfecture contre la nouvelle loi Collomb sur l'Asile et l'Immigration
07 AprilGrande Manifestation 3 MARCHES POUR L'EGALITE le 7 AVRIL à 15h00
07 AprilManifestation 3 MARCHES POUR L'EGALITE
07 AprilManifestation 3 MARCHES POUR L'EGALITE
07 AprilManifestation 3 MARCHES POUR L'EGALITE
23 MarchLa Maison des Squares apporte son soutien aux 3 revendications du collectif
15 MarchCampgne du collectif : communiqué de presse de soutien du Planning familial 35 aux 3 revendications portées par le Collectif
06 MarchAgenda Mars-Avril
28 FebruaryCampagne du collectif : Ensemble! 35 s'associe à nos 3 revendications
23 FebruaryCampagne du collectif : le CRIDEV soutient nos 3 revendications !
21 FebruaryCommuniqué de presse contre le nouveau Projet de loi immigration-asile : 4 occupations demain à Rennes
18 FebruarySoutien à la campagne du collectif : Communiqué de presse de la LDH - section de Rennes
14 FebruaryCampagne du collectif : la CGT 35 partage et porte nos 3 revendications !
07 FebruaryTriple occupation n° 7
07 FebruaryLa MIR soutient la campagne du collectif !
05 FebruaryL'ADEC - Maison du Théâtre Amateur soutient les 3 revendications du collectif !
31 JanuaryCourrier de demande de soutien à la campagne du collectif en faveur des sans-logis, des dubliné-e-s et des mineur-e-s isolé-e-s étrangers, envoyé aux syndicats, associations culturelles, maisons de quartiers, partis politiques...
14 JanuaryLa compganie Lumière d'Août soutient la campagne du collectif !
12 JanuarySoirée de Soutien au bar Le Panama
10 JanuaryVictoire Intergalactique pour le droit au logement
 
ANNEE 2017
 
10 DecemberSoutien à la campagne du collectif : Communiqué de presse du festival des TransMusicales
03 NovemberCommuniqué de presse et action à la préfecture
07 OctoberManifestation régionale contre le centre de rétention
07 OctoberManifestation régionale contre le centre de rétention
07 OctoberManifestation régionale contre le centre de rétention
22 AprilBanderole sur rocade
11 FebruaryPour le droit de manifester dans le centre ville
 
ANNEE 2016
 
17 SeptemberRassemblement place Mairie rennes 15h00
30 AprilManifestation nationale pour le droit d'asile
30 AprilRencontre avec les structures nationales pour la journée sur le droit d'asile du 30 avril 2016
30 AprilMANIFESATION NATIONALE pour le droit d'asile 30.04.16
08 FebruaryRassemblement devant la préfecture de Beauregard
 
ANNEE 2015
 
12 DecemberManifestation régionale contre le racisme institutionnel
12 DecemberManifestation régionale
12 DecemberAffiche pour la manifestation contre le racisme institutionnel
12 DecemberArticle suite à la manifestation régionale contre le racisme institutionnel
15 NovemberContre les clichés de l'immigration ! Pour ce tract en animation, aller sur le lien suivant : https://prezi.com/bm_bh6ulbbqg/immigres-etrangers-et-si-on-posait-les-bonnes-questions/
15 NovemberCampagne contre les clichés de l'immigration au marché de Betton
11 NovemberRassemblement contre le Harcèlement préfectoral et les tests osseux
20 OctoberRassemblements hébdomadaires contre les clichés de l'immigration
26 SeptemberManifestation POUR l'accueil des migrant-e-s
1500 personnes !
26 SeptemberManifestation CONTRE les murs qui tuent les migrant-e-s
26 SeptemberManifestation OUI à l'accueil des migrant-e-s
11 JuneOccupation du PS
11 JuneOccupation PS
23 MayAction contre la FranceAfrique
09 MarchAction logement au Conseil municipal de Rennes
09 MarchAction logement au conseil municipal
27 FebruaryRassemblement contre la politique de Valls à Betton
25 FebruaryRassemblement devant la préfecture pour la régularisation de J.
23 FebruaryRassemblement devant Rennes Métropole pour la venue de la ministre du logement
03 FebruaryAction logement n°11 : occupation des Gaumonts
03 FebruaryAction logement n° 11 - Paru dans Ouest-France :
 
ANNEE 2014
 
18 DecemberAction de soutien à Calais : "Non à la construction du mur de la Honte"
18 December
13 DecemberAction logement n° 9 : Manifestation aux Champs Libres
28 NovemberOccupation de la préfecture
22 NovemberOccupation logement n° 8
15 NovemberParloir sauvage au Centre de rétention
06 NovemberOccupation logement n° 7, au TNB
17 OctoberOccupation logement n° 5 : Occupation d'Espacil
17 October
10 OctoberOccupation logement n° 4 : Rennes Métropole
26 SeptemberDes logements pour tous et toutes !
20 SeptemberOccupation de la mairie de Rennes
11 SeptemberContre la politique migratoire du PS
12 AprilOccupation de la mairie de Rennes
http://www.ouest-france.fr/demandeurs-dasile-la-mairie-de-rennes-occupee-ce-matin-2150431
11 AprilForum Libé
11 AprilForum Libé : Communiqué de presse
11 April
29 MarchManifestation à La Guerche de Bretagne
22 MarchManifestation regionale
11 MarchForum Libé : Communiqué de presse
27 FebruaryRassemblement Hall Martenot
18 FebruaryVisite aux candidats aux municipales pour la famille M.
10 FebruaryDes papiers-pour tous-tes : Rassemblement à la préfecture
30 JanuaryLes RDV pour LES PAPIERS
09 JanuaryContre la venue de Valls
09 January
09 January
 
ANNEE 2013
 
09 DecemberSit-in à la préfecture
03 DecemberRassemblement pour dénoncer les pratiques préfectorales
18 NovemberRassemblement suite à l'occupation de la préfecture
26 SeptemberRassemblement devant la préfecture
17 SeptemberRassemblements hebdomadaires place de la République à 18H00
17 SeptemberRassemblements hebdomadaires place de la République à 18H00
09 JulyRassemblement à la préfecture pour dénoncer les conditions d'accueil
05 AprilContre les tests osseux
20 MarchOccupation de la préfecture
26 FebruaryRassemblement devant la préfecture
26 FebruaryRassemblement devant la préfecture
30 JanuaryOccupation de Rennes Métropole pour le logement pour Tous-tes
 
ANNEE 2012
 
12 DecemberOccupation de l'IRTS
14 NovemberOccupation simultanée pour les problèmes de logement
10 OctoberOccupation Conseil Général pour MIE
29 SeptemberRassemblement pour les MIE
27 SeptemberContre les files d'attente à la préfecture !
26 SeptemberOccupation de l'agence départementale pour les MIE
20 JuneOccupation de la préfecture 20.06.12
02 MayVisite-Occupation mission MIE
28 AprilManif du 28 avril : traversée de la gare
18 AprilOccupation UMP loupée !!!
17 Marchoccupation Air France
01 FebruaryOccupation de la Cité Judiciaire
18 JanuaryOccupation de l'OFII
 
ANNEE 2011
 
11 FebruaryLes tests osseux dénoncés
 
ANNEE 2010
 
07 OctoberOccupation du CG contre les tests osseux
09 JuneManifestation contre l’expulsion d’enfants roumains
 
ANNEE 2009
 
09 NovemberProcès


JUILLET 2009

Occupation du thabord avec tentes

Intro
MAI 2009

Occupation drs Champs libres pour des personnes à la rue

AVRIL 2009

Occupation du centre culturel Le Triangle pour les problèmes de logement

MARS 2009

Occupation de la CGT pour obtenir des logements

SEPTEMBRE 2008

procès du collectif

JUIN 2008

Occupation de la DDASS

AVRIL 2008

Occupation de l'église St Sauveur

JANVIER 2008

occupation d'une agence d'intérim

DECEMBRE 2007

Les cadeaux de noel del a préfecture

NOVEMBRE 2007

Appel au rassemblement

OCTOBRE 2007

Blocage du Centre de rétention

SEPTEMBRE 2007

Campement devant le centre de rétention


AOUT 2007

Sans-papiers retenus au CRA

Les enfants peuvent aussi être enfermés !
JUILLET 2007

1er campement devant le CRA

MAI 2007

Régularisation de VEDAT YILMAZ

AVRIL 2007

Régularisation de Desiré NGONO

MARS 2007

Intervention à la réunion publique de Valérie Péqresse de l'UMP : dénonciation des politiques sarkosystes !!!

FEVRIER 2007

Manif régionale contre le CRA de Rennes


DECEMBRE 2006

Affiche à diffuser PARTOUT PARTOUT PARTOUT


Blocage de l'arrivée des camions de travaux sur le centre de rétention

OCTOBRE 2006

Conférence de presse à la MIR sur le centre de rétention

 

SEPTEMBRE 2006

manif place de la mairie



Occupation de la préfecture


MAI 2006

NOVEMBRE 2005

 

JANVIER 2005

dossier & archives


Sans-papiers: l'Ille-et-Vilaine fait du zèle

Plusieurs familles d'origine congolaise sont menacées d'expulsion par la préfecture.

Par Pierre-Henri ALLAIN

samedi 01 janvier 2005 (Liberation - 06:00)

Pas de trêve pour les expulsions des sans-papiers. La préfecture d'Ille-et-Vilaine paraît même faire preuve de beaucoup de zèle pour accélérer les procédures en suspens. C'est le sentiment du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) et du collectif de défense des sans-papiers de Rennes qui viennent de manifester sous les fenêtres de la préfète, Bernadette Malgorn. «La situation s'aggrave. Il semble que la préfecture profite de cette période pour expulser le maximum de familles», accuse le collectif. «Il y a une volonté très nette de nettoyage des dossiers qui étaient restés en attente», ajoute le Mrap.

Ainsi, alors que le retour au pays d'une ressortissante congolaise, Luzeyido Bondo, vivant en France depuis cinq ans, a été jugé dangereux par un avis du Conseil d'Etat daté du 4 octobre, la police de l'air et des frontières lui a fait savoir que deux places l'attendaient dans un avion, mardi prochain, pour la renvoyer avec son fils de 6 ans et demi. Il y a trois mois, elle avait été interpellée à la sortie de l'école où était scolarisé l'enfant et placée en centre de rétention à Rouen, procédures jugées irrégulières au regard des droits de l'enfant. Du coup, la jeune femme était ressortie du centre de rétention (Libération du 12 octobre), mais le répit aura été de courte durée. Selon le Conseil d'Etat, en cas de retour au Congo, elle court pourtant «des risques pour sa sécurité et est personnellement menacée».

Une autre famille d'origine congolaise, en France depuis quatre ans, et qui comprend quatre jeunes enfants, tous nés en France, attend, elle aussi, un départ imminent. Depuis deux semaines, elle vit recluse dans un hôtel des environs de Rennes, sans que les menaces qui pèseraient sur la vie du père de famille au Congo n'aient infléchi la décision d'expulsion. Un autre cas inquiète les associations : celui de la famille M., congolaise, comptant trois jeunes enfants, et dont le père, opposant politique, ferait l'objet d'un mandat d'arrêt au Congo. Il y a quelques jours, les M. ont pourtant été conduits au consulat du Congo pour des demandes de laissez-passer formulées par les autorités françaises, condition nécessaire à leur expulsion. D'autres familles seraient concernées par cette vague d'expulsions. Des recours en justice sont déposés, notamment pour Luzeyido Bondo, victime, selon son avocat, «d'un véritable acharnement».

 

 

OCTOBRE 2004


jeudi 28 octobre 2004

Sans-papiers : le collectif presse le TNB

Après avoir vu son théâtre occupé, le patron du TNB s'engage pour un Congolais

Le directeur du TNB a décidé de s'engager en faveur d'un demandeur d'asile congolais. Pour le dire, il était aux côtés du collectif de soutien aux personnes sans-papiers. C'est l'épilogue de la brève occupation du théâtre par le collectif, il y a une semaine. Le festival Mettre en scène (démarrage mercredi 3) n'est plus menacé. Mais les méthodes du collectif « poil-à-gratter » divisent le monde associatif et militant.

Ils sont quelques jeunes militants. Le noyau dur compte une quinzaine de membres, sans carte d'adhérent, sans vrai meneur, sans hiérarchie. Chaque semaine, ils se réunissent en assemblée générale et décident des actions pour « mobiliser l'opinion et les pouvoirs publics » sur le sort difficile des sans-papiers et demandeurs d'asile. Et depuis la rentrée, ces habitués du coup d'éclat n'arrêtent pas. Le collectif de soutien aux personnes sans papiers occupe des lieux publics, qui semblent parfois éloignés de leur cause : la salle d'exposition de la Criée, l'agence immobilière à vocation sociale, la mairie, et, il y a une semaine, le TNB.

François Le Pillouër, le patron du théâtre, qui a déjà eu à négocier avec les intermittents du spectacle, a tout de suite mis un terme à l'occupation. À une semaine de l'ouverture du festival Mettre en scène, il semble avoir passé un marché pour faire libérer le TNB au plus vite. Résultat : hier matin, François Le Pillouër organisait une conférence de presse au côté de deux membres du collectif pour soutenir officiellement le cas d'un Congolais demandeur d'asile qui n'a pas de logement. « Comme près de 600 autres demandeurs d'asile » assure le collectif de soutien aux personnes sans papiers.

Alors pourquoi ce cas plutôt qu'un autre ? « Parce que c'est celui-ci qui nous a été soumis. Et puis, je connais un peu la dramatique situation du Congo. » On n'en apprendra pas beaucoup plus sur le cas de ce Congolais de 37 ans. « Je n'en sais que ce qui m'a été dit par le collectif, en qui j'ai confiance », reconnaît François Le Pillouër. Il explique que le TNB ne pouvait, pour « des raisons de sécurité », tolérer une occupation. Il ajoute que, par le passé, le théâtre avait déjà pris position sur la Bosnie, l'Algérie ou la Tchétchénie. Mais en décodant, et François Le Pillouër ne dit pas l'inverse, on comprend que son festival approchant, le directeur du TNB a été contraint de négocier. « Mais je ne l'aurai pas fait avec n'importe qui » tempère-t-il.

Agnès LE MORVAN et Thomas HENG.
source
Ouest-France

 

SEPTEMBRE 2004


samedi 25 septembre 2004

Un écolier en rétention avec sa maman

Des parents s'indignent, les syndicats et les associations crient au scandale

 


Réunis hier dans les locaux de la FSU, les parents d'élèves et les militants des droits de l'homme demandent à la préfète « de revenir sur cette décision inhumaine ».

Un enfant de l'école Clemenceau, Randy, 6 ans, est parti pour le centre de rétention de Rouen avec sa maman, une Congolaise en situation irrégulière. Indirectement, c'est grâce à l'inspection académique que la police aurait repéré cette femme. Des parents d'élèves s'indignent, les syndicats d'enseignants et les militants des droits de l'homme expriment leur révolte.

« M'sieur, m'sieur, il va revenir à l'école, Randy ? » À peine descendu de voiture hier midi, le journaliste est assailli par les gamins de Georges-Clemenceau, une école du quartier des Champs-Manceaux. « Qu'est-ce qu'ils vont lui faire ? », questionne sa camarade de CP Salomé, petite blonde aux yeux embués de larmes. « Il est trop gentil, trop chou », ajoute une autre enfant. « Et en plus, conclut Abdoul-Raouf, un grand de CM 2, il est super fort au foot ». Né à Kinshasa (ex-Zaïre) début 1998, Randy habitait avec sa mère, Luzeyidio Bondo, 28 ans, dans un appartement du quartier. Après une année en maternelle, il venait de faire sa rentrée en CP.

Mais Mme Bondo a été rattrapée par sa situation irrégulière en France. Sa demande d'asile politique a été repoussée, comme 90 % des demandes. Du coup, la préfète a pris un arrêté de reconduite à la frontière. Mme Bondo a contesté cet arrêté, le 7 juin dernier devant le tribunal administratif. Mais celui-ci a donné raison à la préfète. L'appel formulé devant le Conseil d'État n'étant pas suspensif, la jeune Congolaise est expulsable. Pas son enfant, puisque la France n'expulse pas les mineurs.

Une première ?

Chargée de cette reconduite, la PAF (police de l'air et des frontières) a demandé à l'inspection académique de lui dire dans quelle école était scolarisé Randy. « C'était une recherche dans l'intérêt des familles et sur requête du procureur, comme nous en recevons une centaine par an, explique Jean Hanry, adjoint de l'inspecteur d'académie. Mais la police n'a pas précisé pour quel motif elle recherchait l'enfant. En tant que fonctionnaire, j'ai fait ni plus ni moins que mon travail. En tant qu'homme et grand-père, je suis très ému par cette affaire. À ma connaissance, c'est une première en Ille-et-Vilaine. »

Mme Bondo a donc été interpellée par la PAF. À l'aéroport de Saint-Jacques, on allait la mettre dans un avion pour Rouen, où se trouve le centre de rétention administrative avant l'expulsion. Ce sont les services sociaux qui sont venus, à l'école, chercher le petit Randy. La mère a refusé de se séparer de son enfant et de le confier aux services sociaux. Randy est lui aussi monté dans l'avion.

À l'école Clemenceau, c'est l'indignation. « La police a instrumentalisé l'enfant pour attraper la maman », accuse un des 40 parents mobilisés hier midi. Si le directeur Arnaud Lahogue refuse de s'exprimer, Gaëlle Rieuf, animatrice et elle-même mère d'un écolier, n'a pas peur de parler. « Randy est arrivé en France à l'âge de deux ans, c'est un enfant très sociable. Je l'ai eu au téléphone hier soir à Rouen. Il ne demande qu'une chose : retrouver ses copains d'école. »

Du côté du Collectif des sans-papiers, du MRAP, de la Ligue des Droits de l'homme et des syndicats FSU et SGEN-CFDT, c'est la levée de boucliers. « On demande à l'école publique de se transformer en entreprise de délation, c'est scandaleux. L'inspection académique a été piégée par la police. Il est hors de question de transformer les instits en indics. »

Manif aujourd'hui

Randy restera-t-il en France, séparé de sa mère ? « Si Mme Bondo choisit de l'emmener avec elle ? Le Congo est un pays instable où sévissent la peste, le choléra et la guerre », rappellent les militants des droits de l'homme. Avec la FSU, ils ont demandé une entrevue à la préfète. Et appellent à manifester aujourd'hui à 16 h salle de la Criée. Hier soir, la préfecture n'a pas souhaité commenter ce dossier.

Michel TANNEAU
source Ouest-France

 

MARS 2004

 


mardi 9 mars 2004
Le conseil municipal se fait chahuter - Des manifestants réclament des logements pour les sans-papiers



Les membres du collectif de soutien aux personnes sans-papiers ont bruyamment fait connaître leurs revendications.

Le logement social était l'un des plus gros dossiers du conseil municipal hier soir. Il s'est fait voler la vedette par une manifestation d'un collectif de soutien aux personnes sans-papiers. La séance s'est alors déroulée dans un joyeux vacarme, couvrant très souvent la voix des orateurs.
On savait que les dossiers relatifs au logement social ne manqueraient pas de réveiller les hostilités entre droite et gauche, chose assez aisée en pleine campagne électorale. En revanche, l'arrivée et la présence très bruyante de membres du collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes ont changé la donne.

Avant d'obtenir une interruption de séance et un micro pour s'exprimer, le brouhaha d'une AG improvisée a souvent couvert la voix des différents orateurs. Et du coup, la petite guéguerre politicienne est passée au second plan. Guy Potin, adjoint au logement, a pourtant dénoncé en termes très vifs le désengagement de l'État, pour mieux souligner ensuite que les subventions cumulées de Rennes et Rennes Métropole sur des opérations de constructions neuves et de réhabilitation « représentent 349 % de l'intervention de l'État ».

La mayonnaise de la joute oratoire commençait à prendre lorsque l'élue d'opposition, Virginie Allaire-Arrivé, a ironisé en indiquant avoir gagné un pari, « celui de voir le conseil municipal se transformer en meeting électoral du PS, avec tout ce que cela implique de surenchère en termes de moulinets verbeux ».

« On veut la parole »

Le spectacle était dans la salle. Nicole Gargam (PC) a déjà eu bien du mal à se faire entendre. Jean-Luc Daubaire a bu, lui, le calice des décibels jusqu'à la lie. « On veut la parole », scandaient les jeunes manifestants. Et ils l'ont eue, pour dénoncer qu'après les sans-papiers, c'était désormais au tour des familles déboutées du droit d'asile de ne pas avoir de droit au logement. La réduction de l'ALT (Aide au logement temporaire) était particulièrement visée. Toujours très soucieux de démontrer que Rennes est une « ville exemplaire » en matière d'accueil d'urgence, Pierrick Massiot a précisé avoir rédigé un courrier à l'attention de la Préfète afin de dénoncer cette remise en cause de l'ALT. « Des belles paroles », a-t-on entendu dans la salle. « Ce que vous ne dites pas, c'est que les sans-papiers et les déboutés du droit d'asile n'ont jamais le droit à vos HLM », a scandé un autre manifestant. La promesse de recevoir une famille afin de trouver une solution a permis de ramener le calme. Enfin presque, puisque la discussion d'un voeu « de solidarité avec les chercheurs » a bien vite replongé le débat en pleine campagne électorale.

Jean-Marie BIETTE.
source
Ouest-France

FEVRIER 2004

vendredi 20 février 2004
Embouteillage au bureau des étrangers
Les demandeurs d'asile ne sont plus accueillis correctement à la préfecture

La préfecture ne peut plus accueillir les demandeurs d'asile comme elle le souhaiterait. Manque de personnel, augmentation des dossiers, lourdeur de la procédure, le service étranger a dressé une liste d'attente, même pour les cas les plus pressés. L'administration, consciente des problèmes, promet des améliorations.



Une liste a été affichée pour informer les demandeurs d'asile du jour et de l'heure auxquels ils pourront être reçus. Ces retards ne sont pas sans poser des problèmes aux étrangers.

Baptiste arrive de Fougères. Il est Congolais et a déposé une demande d'asile politique. Ce jeudi, il vient renouveler son autorisation provisoire de séjour en France. Mais, comme beaucoup de réfugiés, il devra attendre. Le guichet des étrangers est saturé. Le demandeur d'asile devra revenir mercredi. Un chef de service inscrit son nom sur une liste, affichée dans la petite salle d'attente.

Voilà Baptiste dans l'illégalité. L'autorisation de séjour, valable trois mois, a expiré. Si la police le contrôle, il peut être interpellé pour séjour irrégulier. « Nous avons prévenu les forces de l'ordre, rassure le chef de service. Les policiers connaissent la situation. Ils n'ont qu'à nous appeler pour se renseigner. » Pour les titres de transport, accordés gratuitement aux demandeurs d'asile, la préfecture avoue son impuissance. Or, la plupart prennent le bus pour se rendre à leurs rendez-vous administratifs. Sans titre de séjour valable, ce droit n'existe plus. « Cette liste d'attente ne me paraît pas très solide, s'inquiète un Africain. On a l'impression qu'elle n'existe pas officiellement. »

Les demandeurs d'asile ont doublé

Les retards dans l'enregistrement de la demande ont des conséquences sur les allocations accordées aux réfugiés. Ils touchent les 400 € seulement quand le dossier a été accepté pour examen. La plupart des étrangers doivent donc attendre plus longtemps avant de percevoir les aides de l'État. L'enregistrement peut durer entre quatre et six semaines. Entre temps, le réfugié doit se débrouiller pour vivre.

La préfecture est bien consciente du problème. L'an dernier, les postes d'accueil et les guichets ont été doublés au service des étrangers. Un espace a même été aménagé spécialement pour eux. Mais le flux ne cesse de grossir. En un an, les demandeurs d'asile ont doublé. Leur nombre est en constante augmentation. Les affluences sont aussi irrégulières. « Mardi, il n'y avait pas foule, explique-t-on à la préfecture. Et le lendemain, ils étaient 70. »

Il y a quelques mois, un dérouleur avec un ordre de passage avait été installé. « Mais les tickets se négociaient à la porte, confie le responsable du service. Nous avons dû arrêter. » Les services de l'État sont à la recherche de solutions. « Toute proposition sera la bienvenue. Nous devons nous adapter pour ne pas pénaliser les étrangers. Nous sommes à l'écoute. »

Serge LE LUYER.

Ouest-France - 12 février 2004


JANVIER 2004

 samedi 31 janvier 2004

MANIF CONTRE LES CENTRES DE RETENTION

   


photos de la manif du 18 octobre 2003 - place de la mairie à Rennes - les "passants" sont interpelés par des silhouettes...
si vous voulez découvrir les textes sur les sihouettes cliquez sur les photos.

 

DECEMBRE 2003


mercredi 3 décembre 2003
Expulsion mais pas en Turquie
Le tribunal désavoue partiellement la préfète
Un Kurde interpellé en situation irrégulière lors du coup de filet dans le milieu du bâtiment ne sera pas renvoyé en Turquie comme l'avait décidé la préfète. Le magistrat délégué du tribunal administratif a tenu compte de l'assassinat de son père.

Après le vaste coup de filet dans le milieu du bâtiment, des Kurdes en situation irrégulière ont fait l'objet d'assignation à résidence, de rétention et d'arrêtés de reconduite à la frontière. Parmi eux un jeune homme de 24 ans. Le tribunal administratif s'est penché sur son cas hier matin. Le parcours du jeune homme est atypique. Il a été débouté du droit d'asile par l'Ofpra, par la commission de recours et un réexamen de sa situation a été sollicité par son avocat Me Rouzaud Le Boeuf, lequel a fait valoir qu'il serait en danger s'il regagnait son pays. Son père, qui avait été débouté du droit d'asile et avait fait l'objet d'une reconduite à la frontière, avait disparu lors d'un rendez-vous avec un membre des services de la sécurité turque. Son corps avait été retrouvé criblé de balles. Ce qui a fait dire à Me Rouzaud Le Boeuf que manifestement son client « court des risques si on le renvoie en Turquie. Là-bas on s'en prend aux enfants surtout si se sont des garçons et à plus forte raison si c'est l'aîné comme ici. »

La magistrate déléguée a écarté le recours formulé contre la préfète mais a fait siens les arguments de l'avocat relatifs aux risques encourus. Le jeune homme restera en France en attendant de connaître son pays d'accueil.

 

 

NOVEMBRE 2003

28 novembre 2003 - Le collectif de soutien aux sans papier au parquet

Les membres du collectif de soutien aux personnes sans papier ont demandé, hier, avec insistance une audience au procureur de la République. L'entretien leur a été refusé dans un premier temps. Le président du tribunal de grande instance, Jean-Yves Mc Kee, est descendu dans la salle d'attente leur dire que « le tribunal était un lieu neutre », où on ne faisait pas de politique. Le collectif reproche au procureur de Rennes d'avoir « provoqué l'expulsion de plusieurs personnes sans papier qui souhaitaient se marier. » Le projet de loi Sarkozy, voté dernièrement, exigeait des maires qu'ils signalent au parquet toutes irrégularités des personnes qui voulaient se marier dans leur commune. Le conseil constitutionnel a annulé cette disposition en estimant que ces pratiques « portent atteinte au principe constitutionnel du droit du mariage ». Le collectif reproche au procureur de Rennes « d'avoir anticipé une loi pas encore votée. » Finalement, les bénévoles ont obtenu un rendez-vous pour le 4 décembre.
 
Le collectif de soutien aux personnes sans papier a demandé hier à être reçu par le procureur de la République.

 

OCTOBRE 2003


 

NOVEMBRE 2002

COMMUNIQUE DE PRESSE Rennes, le 27 novembre 2002
DU COLLECTIF DE SOUTIEN AUX PERSONNES SANS PAPIERS

Suite à des actions récentes du Collectif de soutien aux personnes sans-papiers (intervention à la Préfecture d'Ille et Vilaine, sit-in de 15 minutes sur la voie ferrée à la gare de Rennes), le Collectif tient à signaler la réaction surprenante des autorités. Pour la première action, convocation au commissariat de Villejean, pour des auditions individuelles, d'une quinzaine de personnes, pour une enquête préliminaire à la suite d'une plainte de la Préfecture. Pour la deuxième action, interpellation de huit personnes dont cinq ont du traverser la gare menottées. Les huit concernés ont été photographiés avec relevé des empreintes digitales et sont restés quatre heures à L'hôtel de police.Nous précisons que nos actions, faisant suite à d'autres plus conventionnelles mais sans effet, visent à défendre les droits des personnes sans-papiers et qu'elles restent toujours pacifiques. Le Collectif de soutien aux personnes sans-papiers, convaincu de la justesse de cette cause, déplore ce nouvel état de fait et entend poursuivre son action.


Sans-papiers :

Cliquez pour agrandir la photo Le collectif de soutien aux personnes sans papiers a occupé la voie ferrée hier à la gare pour protester contre l'arrêté de reconduite à la frontière d'un Kurde turc. Quatre membres du collectif ont été interpellés.


JUIN 2002


 

 

DECEMBRE 2000